70 ANS DE LA «DEUDEUCHE» – LA CITROËN 2CV FÊTE SON ANNIVERSAIRE

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mer, 26/09/2018 - 15:15

En 2018, la Citroën 2CV fête ses 70 ans. Lors de sa première apparition, au Salon de l’automobile de Paris le 7 octobre 1948, la «Deudeuche» avait surpris son monde par son aspect inhabituel, sa construction ingénieuse, sa très grande rentabilité et sa polyvalence. En plus de sa silhouette hors normes, le public était particulièrement impressionné par ses équipements à la fois pratiques et astucieux tels que la traction avant, une suspension souple à long débattement et un moteur deux cylindres refroidi par air. L’impressionnant nombre de commandes donna raison à ses concepteurs visionnaires. Tout au long d’une carrière de 42 ans, la populaire Citroën 2CV se positionna comme un élément incontournable de notre société.



Agriculteurs, ouvriers, prêtres, pères de famille, artisans: apparue alors que l’automobile était encore un objet de luxe, la Citroën 2CV a été conçue spécialement pour la classe ouvrière. Le succès phénoménal qu’elle a connu a donné raison à son constructeur. De fait, jusqu’en 1990, plus de 5,1 millions d’exemplaires (fourgonnettes comprises) ont trouvé preneur. En 2018, année du 70e anniversaire de la 2CV, cette dernière est non seulement un objet de collection convoité dans le monde entier, mais aussi une icône de l’histoire automobile.

 

Le prototype TPV («Toute petite voiture»)

Au milieu des années 1930 déjà, Citroën avait lancé le projet d’un véhicule populaire et bon marché, la future Citroën 2CV. Une petite voiture radicalement minimaliste devait être développée. « Faites étudier par vos services une voiture pouvant transporter deux cultivateurs en sabots, cinquante kilos de pommes de terre ou un tonnelet à une vitesse maximum de 60 km/h pour une consommation de trois litres d’essence aux cent kilomètres... Ce véhicule doit pouvoir passer dans les plus mauvais chemins... Son confort doit être irréprochable et les paniers d’œufs transportés à l’arrière doivent arriver intacts... » Telles furent les consignes adressées au constructeur André Lefèbvre. Le début de la guerre empêcha toutefois la présentation au public de la nouvelle petite voiture, dont seuls 250 prototypes sortirent des chaînes de montage.

 

La Citroën 2CV, un symbole de liberté

Le 7 octobre 1948, la Citroën 2CV, une version totalement revisitée de la TPV, est finalement présentée au Salon de Paris. Très rustique, avec une silhouette déconcertante, elle semble issue du concours Lépine. La presse se fait alors très critique sur son design. On traite alors la 2CV de «boîte à sardines», de «chameau» ou encore de «balançoire à roulettes». Une plaisanterie est lancée: «Obtient-on un ouvre-boîte avec elle?» Sans prétention, sympathique et économe, la Citroën 2CV offre également suffisamment d’espace. De quoi séduire le public. Elle est l’incarnation d’une nouvelle philosophie du transport individuel – un véhicule pour les «petites gens» – et devient rapidement un symbole de liberté.

Dans un premier temps, rareté des matières premières oblige, Citroën ne peut produire qu’un petit nombre de la «Deudeuche». Rapidement, les délais d’attente s’allongent jusqu’à six ans. Le prix de la Citroën 2CV est très raisonnable, tout comme ses coûts d’entretien. Il est vrai que sa technologie est d’une grande simplicité. Quant à sa petite cylindrée, elle lui permet de se positionner dans une catégorie fiscale avantageuse. Dans les pays germanophones, la «dedeuche» devient, de ce fait, la voiture d’étudiant par excellence. Elle est aussi l’expression d’une attitude anticonformiste et critique à l’égard de la société de consommation.

 

Carrosserie et train roulant

La carrosserie en acier à quatre portes de la Citroën 2CV n’était pas autoportante, la plupart des éléments étant boulonnés au châssis plate-forme. Au lieu d’un toit fixe en acier, le véhicule était équipé d’une capote enroulable en vinyle pour économiser les tôles d’acier et alléger le véhicule. La simplicité de l’ensemble de la carrosserie permit de diminuer les coûts de production.

Du point de vue de la conduite, la Citroën 2CV faisait preuve de bonnes capacités sur le tout-terrain et se distinguait par son inclinaison impressionnante dans les virages. La carrosserie allégée, le moteur boxer et le réservoir en position basse permettaient d’obtenir un centre de gravité favorable qui réduisait presque à zéro le risque de basculement. À l’origine, tous les véhicules étaient équipés de freins à tambour, mais dès 1981 des freins à disque furent installés à l’avant.

 

Motorisation

Pour la première fois, le nouveau moteur boxer à deux cylindres refroidi par air d’une cylindrée initiale de 375 cm3, développant 6,6 kW (9 ch), était équipé de série d’une boîte à quatre rapports. De nombreuses évolutions allaient apparaître au cours des années. Ainsi, le moteur de 602 cm3 installé dès 1970 dans la Citroën 2CV6 développait 21 kW (28 ch). Il était possible de démarrer toutes les Citroën 2CV à la manivelle.

La première exécution de la Citroën 2CV disposait d’une puissance de 9 ch, sa vitesse de pointe se situant aux alentours de 70 km/h. Avec 29 chevaux sous le capot, les derniers modèles pouvaient atteindre 113 km/h. La «Deudeuche» est l’un des rares véhicules dont la puissance de la motorisation de base a plus que triplé au fil des évolutions.

 

La 2CV fourgonnette

Introduite au printemps 1951, la fourgonnette de livraison 2CV différait de la berline à partir du montant B par la présence d’un volumineux espace de chargement en forme de boîte. On accédait à ce dernier par deux portes battantes situées à l’arrière. La fourgonnette 2CV était fréquemment utilisée dans le secteur public notamment par le service français de secours routier ou comme véhicule postal en Belgique.

 

Culte

Le 27 juillet 1990, la dernière 2CV sortait des chaînes de montage de l’usine de Mangualde (Portugal). La «Deudeuche» allait rapidement devenir un mythe incarnant comme aucun autre modèle la liberté, le charme français, l’anticonformisme et l’aventure. Pour nombre de ses propriétaires, elle reflète également le mode de vie de plusieurs générations. Ses propriétaires et les fans d’oldtimer du monde entier profitent de son 70e anniversaire pour célébrer le passé et évoquer leurs expériences lors de meetings.

 

 

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Fanny CABANES - Tél. : +41 44 746 23 07 - fanny.cabanes@mpsa.com

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