CITROËN A 100 ANS: LA 2CV, SYMBOLE DE LIBERTÉ

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mer, 31/07/2019 - 15:30

À l’occasion de son 100e anniversaire, Citroën évoque les modèles qui ont fait sa légende. Les deux premiers modèles de la marque aux chevrons, le Type A 10 HP de 1919 et le 5 HP de 1922, ont été suivis par les modèles d’avant-guerre «Rosalie» (1932) et la Traction Avant (1934). Cette série exceptionnelle se poursuit avec la 2CV.



Dévoilée au Salon international de l’automobile de Paris le 7 octobre 1948, la «Deudeuche» étonna le public par son allure inhabituelle, sa conception astucieuse, sa polyvalence hors pair et son sens aigu de l’économie. Les futurs clients furent également séduits par les technologies très modernes pour l’époque, en particulier la traction avant, la suspension souple et le moteur deux cylindres refroidi par air. L’impressionnant volume de commandes donna raison à ses concepteurs visionnaires. La populaire Citroën 2CV se positionna rapidement comme un élément incontournable de notre société et figure aujourd’hui parmi les icônes de l’histoire automobile.

Agriculteurs, ouvriers, ecclésiastiques, pères de famille ou artisans: apparue dans un monde où l’automobile était encore un objet de luxe, la Citroën 2CV a été conçue spécialement pour la classe travailleuse. Réunissant des qualités innovantes à un prix accessible, elle était tout sauf une voiture de catégorie moyenne qu’on se serait contenté de réduire à un format compact. Grâce à ce concept, la Citroën 2CV suscita un large enthousiasme avec plus de 5,1 millions d’exemplaires vendus jusqu’en 1990 (fourgonnettes comprises).

 

LE PROTOTYPE TPV «TOUTE PETITE VOITURE»

Au milieu des années 1930 déjà, Citroën avait lancé le projet d’un véhicule populaire et bon marché, la future Citroën 2CV. Une petite voiture radicalement minimaliste devait être développée. «Faites étudier par vos services une voiture pouvant transporter deux cultivateurs en sabots, cinquante kilos de pommes de terre ou un tonnelet de vin à une vitesse maximum de 60 km/h pour une consommation de trois litres d’essence aux cent. Son confort doit être irréprochable, car les paniers d’œufs transportés à l’arrière doivent arriver intacts.» Tel était le cahier des charges auquel l’ingénieur André Lefèbvre devait répondre. Avec sa vitesse réduite, son équipement limité et son petit prix, la «Toute Petite Voiture» dessinait les contours d’une voiture populaire pour la ville et la campagne. Achevée en 1939, la TPV devait être présentée la même année. La guerre ayant éclaté, le Salon de l’automobile de Paris fut annulé et les 250 prototypes déjà construits furent envoyés à la casse ou cachés.

 

LA CITROËN 2CV, SYMBOLE DE LIBERTÉ

Dans une version entièrement remaniée par rapport à la TPV, la Citroën 2CV est présentée au public du Salon de l’automobile de Paris neuf années plus tard, le 7 octobre 1948. Sans prétention, sympathique et économe, la première petite berline à traction avant du monde offre suffisamment d’espace. De quoi séduire le public. Elle est l’incarnation d’une nouvelle philosophie du transport individuel – un véhicule pour les «petites gens» – et devient rapidement un symbole de liberté et de joie de vivre.

En observant sa carrosserie, un journaliste néerlandais compare la nouvelle venue à un «vilain petit canard». Cette affirmation donnera naissance au surnom dont est affublée la Citroën 2CV notamment dans les pays germanophones et au culte qu’on va lui vouer.

Dans un premier temps, rareté des matières premières oblige, Citroën ne peut produire qu’un petit nombre de «Deudeuches». Rapidement, les délais d’attente s’allongent jusqu’à six ans. Le prix de la Citroën 2CV est très raisonnable, tout comme ses coûts d’entretien. Il est vrai que sa technologie est d’une grande simplicité. Sa petite cylindrée lui permet de se positionner dans une catégorie fiscale avantageuse. De plus, la 2CV est économe pour l’époque et demande très peu d’entretien. Dans les pays germanophones, le «canard» devient, de ce fait, la voiture d’étudiant par excellence. Elle est aussi l’expression d’une attitude anticonformiste et critique à l’égard de la société de consommation.

 

CARROSSERIE ET TRAIN ROULANT

La carrosserie en acier à quatre portes de la Citroën 2CV n’était pas autoportante, la plupart des éléments étant boulonnés au châssis plate-forme. Au lieu d’un toit fixe en acier, le véhicule était équipé d’une capote enroulable en vinyle pour économiser les tôles d’acier et alléger le véhicule. La simplicité de l’ensemble de la carrosserie permit de diminuer les coûts de production.

Du point de vue de la conduite, la Citroën 2CV faisait preuve de bonnes capacités dans le terrain et se distinguait par son inclinaison impressionnante dans les virages. La carrosserie allégée, le moteur boxer et le réservoir en position basse permettaient d’obtenir un centre de gravité favorable qui réduisait presque à zéro le risque de basculement. Jusqu’en 1981, tous les modèles étaient équipés de freins à tambour aux quatre roues, avant d’embarquer des freins à disques sur les roues avant.

 

MOTORISATION

Pour la première fois, le nouveau moteur boxer à deux cylindres refroidi par air d’une cylindrée initiale de 375 cm3, développant 6,6 kW (9 ch), était équipé de série d’une boîte à quatre rapports. De nombreuses évolutions allaient apparaître au cours des années. Ainsi, le moteur de 602 cm3 installé dès 1970 dans la Citroën 2CV6 développait 21 kW (28 ch). Il était possible de démarrer tous les modèles à la manivelle.

La première édition de la Citroën 2CV disposait d’une puissance de 9 ch, sa vitesse de pointe se situant aux alentours de 70 km/h. Avec 29 chevaux sous le capot, les derniers modèles pouvaient atteindre 113 km/h. La «Deudeuche» est l’un des rares véhicules dont la puissance de la motorisation de base a plus que triplé au fil des versions.

 

LA 2CV FOURGONNETTE

Introduite au printemps 1951, la fourgonnette basée sur la 2CV différait de la berline à partir du montant B par la présence d’un volumineux espace de chargement en forme de boîte. Le chargement s’effectuait par les deux portes battantes à l’arrière. La fourgonnette 2CV était fréquemment utilisée dans le secteur public notamment par le service français de secours routier ou comme véhicule postal en Belgique.

 

LA «DEUDEUCHE» DEVIENT CULTE

Ce véhicule atypique a connu un succès foudroyant. Une fois le tout dernier modèle sorti des chaînes de production de l’usine Citroën de Mangualde (Portugal) le 27 juillet 1990, la «Deudeuche» devient une voiture culte. Mieux qu’aucun autre modèle, elle incarne aujourd’hui la liberté, le charme à la française, l’anticonformisme et l’esprit d’aventure. Pour nombre de ses propriétaires, elle reflète également le mode de vie de plusieurs générations.

 

 

La Citroën 2CV en un coup d’œil

Première présentation: le 7 octobre 1948 au Salon de l’automobile de Paris
Design: Flaminio Bertoni
Conception: André Lefèbvre
Période de production: 1949-1990
Véhicules construits: 3 868 631 berlines et 1 246 335 fourgonnettes
Types de carrosserie: Berline, fourgonnette
Moteurs:  Moteur à deux cylindres opposés, de 375 à 602 cm3, de 6,6 kW (9 ch) à 21 kW (29 ch), de 70 à 113 km/h
Dimensions (L/l/h en mm), empattement (mm): Berline: 3830/1480/1600, 2400
Points forts du véhicule: Traction avant, moteur à deux cylindres opposés refroidi par air, carrosserie en profils d’acier, construction allégée

 

Les principales étapes de l’histoire de Citroën à l’époque du lancement de la 2CV

1940
L’usine du quai de Javel est bombardée le 3 juin.
Les ingénieurs de la rue du Théâtre démontent et cachent les prototypes de la TPV, future 2CV qui ont résisté aux bombardements.

1941
Les concepteurs de Citroën travaillent sur des carburants alternatifs (alcool, gaz de bois, moteur électrique, etc.) pour répondre au rationnement de l’essence.

1943
L’usine de Javel est de nouveau bombardée en septembre: 282 machines sont endommagées, dont 33 sont irréparables.

1944
L’entreprise se relève progressivement. Faute d’électricité et d’autres sources d’énergie pour faire tourner les usines, les travailleurs parisiens, notamment ceux de Citroën, sont employés à la reconstruction des routes, des lignes de chemin de fer et des lignes électriques. Le premier camion Citroën sort des usines de Javel le 6 novembre.

1946
Les véhicules utilitaires représentent la moitié de la production.

1947
L’usine de Levallois est la première où un employé assure le montage d’un moteur sur un poste de travail individuel.

1948
Acheté par Citroën en 1929, le site de Levallois accueille la production de la 2CV. C’est la seule usine de Citroën à réunir une chaîne de fabrication des carrosseries et une unité de production mécanique de grande envergure.

 

Contact Presse
Fanny CABANES - Tél. : +41 44 746 23 07 - fanny.cabanes@mpsa.com

 

La Marque Citroën
Au cœur du marché automobile, Citroën s’affirme depuis 1919 comme une marque populaire au sens noble, faisant des gens et de leurs modes de vie sa première source d’inspiration. Un esprit souligné par sa signature ‘Inspired by You’ et incarné par une gamme alliant design unique et confort de référence. Au sein des généralistes, Citroën se distingue aussi par l’expérience singulière offerte à ses clients (Citroën Advisor, ‘La Maison Citroën’, etc.). En 2018, la Marque a vendu 1,05 million de véhicules dans plus de 80 pays.
Site media Citroën : https://ch-media.citroen.com/

 

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